
LES CRAYONS

Les
professionels utilisent pour la plupart des crayons mécaniques
rechargeables (de type critérium), ce qui leur permet d'utiliser
la mine graphite (du carbone) de leur choix (diamètre de 0,5
à 0,7 mm) ou une mine bleue pour les traits repères qui
ne doivent pas apparaître (ce qu'on appelle les "perdus"). Mais
le classique crayon en bois a encore beaucoup d'adeptes. Les mines "H"
plus dures, conviennent pour des traits net et précis, les mines
B, plus tendres pour l'ombrage. Prévoir évidement un
taille-crayon.

LES GOMMES

Une
gomme de bonne qualité est un accessoire indispensable. La
choisir de bonne taille pour une meilleure prise en main. Il est
même conseillé d'en avoir deux : une très tendre et
une autre un peu moins souple. Extra-douce, la gomme dite "mie de pain"
prend la forme qu'on lui donne et respect les surface fragiles. Laa
gomme abrasive (gomme à encre) set sourtout à
créer des reflets en enlevant de la matière. Enfin, le
crayon gomme permet de travailler les détails avec plus de
précision.

LES PAPIERS

Il
est toujours recommandé d'utiliser pour les planches un papier
d'excellente qualité (c'est à dire sans bois), d'un
grammage (poid en g par m²) suffisant : à partir de 120g,
mais on peut aller jusqu'a 250 g par m² pour les papiers à
dessin. Au japon, le papier sans bois et d'une belle tenue est
désigné sous le nom générique de "papier
kent". Les papiers à grain très apparent ne sont
conseillés que pour le crayon, où ils donnent de
très beaux résultats. Pour les dessins à l'encre,
on préférera un papier à grain fin. Si on utilise
des trames pour les fonds et les textures, mieux vaux choisir un papier
lisse, car l'adhésion sera meilleure.
On trouve dans les meilleurs magasins de fournitures pour arts
graphiques des gabarits préétablis, où marges,
repères et guides millimétrés sont tracés
très finement en bleu clair inactinique (couleur nuisible
à la photogravure).
LES FORMATS PAPIERS

Les
planches originales des bandes dessinées sont
réalisées le plus souvent par double page sur du papier
au format A3 (297 x 420 mm). Au japon les mangas sont
fréquemment réalisés sur un format B4 (257 x 364
mm). Dans tout les cas, il faut prévoir une marge autour des
cases.

LE RUBAN ADHESIF ET LA COLLE

Leur utilité n'est plus à démontrer.
Le ruban adhesif sert quotidiennement dans l'atelier du dessinateur,
notamment pour fixer un calque sur la page (il est évidement
préférable que le calque ne bouge pas pendant qu'on
relève les contours!). Donner la préférence au
ruban repositionnable, qui n'abimera pas le papier.
Choisir de même une colle à montages repositionnable (elle
permet de revenir en arrière en cas d'erreur), qui est
conditionnée en aérosol ou en pot (beaucoup moins
toxique).

LA TABLE LUMINEUSE

Il
sagit d'une boîte plate dont la surface translucide, d'un blanc
opalin, est à volonté éclairée par une
rampe lumineuse montée à l'interieur. Indispensable pour
décalquer sur un papier semi-opaque, la table lumineuse permet
aussi de regarder un dessin à l'envers pour verifier
l'équilibre de la composition.
le modèle portatif se présente comme une valise ; le
modèle professionel est monté sur un piétement et
a une inclinaison règlable comme lees tables à dessin.
LES PLUMES
On peut s'exercer et se délier un peu la main aveec une plume
d'écolier ordinaire, tous les spécialistes confirment
que, pour faire un beau travail, il faut avoir une belle plume. Il est
conseillé de faire des essais pour choisir celles qui
conviendraient le mieux à sa façon de dessiner.

LES PORTE- PLUMES

Outil de base pour l'art traditionnel du manga, le porte plume ne s'achète pas au hasard mais se choisi avec soin.
De sa bonne ergonomie, autant que du choix de sa plume, depend en effet
la réussite de l'encrage. Le porte-plume peut être en
métal, en bois, en plastique, en liège... l'essentiel est
qu'il soit bien adapté à la main. A noter que les plumes
tubulaires ne s'adaptent qu'a des portes plumes à reservoir
spéciaux. Les plumes classiques (à bec, conique,
sergn-major, -- très dure) s'adaptent à n'importe quel
porte-plume.

LE RAPIDO
Le pionnier fut le Rapidograph de Rotring, premier "stylo à
encore de chine", inventé en 1953, dont la plume était
remplacée par une pointe tubulaire très fine.
Ce système était destiné à remplacer le
tire-ligne et la plume conique employés pour le dessin
technique. Mais les arts graphiques l'on aussi adopté pour sa
facilité d'emploi : s'il ne fait pas de pleins et de
déliés, on peut rapidement varier l'épaisseur du
trait en changeant de pointe.
ZEBRA Plume tubulaire (à gauche), plume coquille (tama) et plumes à bec.
NIKKO plume tubulaire (à gauche), plume coquille (Tama) et plumes à bec.
DU BON USAGE DE LA PLUME
Autrefois les petis écoliers apprenaient à tenir la plume dès qu'il apprenaient à lire.
Aujourd'hui les adultes doivent faire cet apprentisage, et aussi
apprendre à garder leurs plumesen bon état. Bien
entretenue ( c'est à dire lavée et essuyée
régulièrement, utilisée avec de l'encre de bonne
qualité), une plume de luxe peut durer facilement dix ans.
D'ailleurs, elle sera alors idéalement assouplie (il faut des
mois pour roder une plume neuve toujours trop dure.)

TACHIKAWA Plume tubulaire (à gauche) et plumes à bec.


Plume
conique dure qui donne un contact très direct avec le support.
Convient pour les cadres et les longues horizontales ou verticales.


Plume coniqu relativement souple qui a un toucher fluide. Convient aux traits assez épais.


Plume douce très employée par les mangakas. Certains lui reprochent son manque de "nerf".


Comme
toutes les plumes tubulaires, elle convient pour les lignes fines, mais
elle peut aussi épaissir le trait. Tenue agréable.


Conçue pour les lignes fines, elle peut accrocher un peu le papier. Il faut s'y habituer.


Plutôt
destinnée aux lignes fines, elle tend à gratter un peu le
papier, si on appuie. Si on se familiarise avec, c'est une bonne plume.


Trace des lignes très régulières, avec une
agréable fluidité. Les avantages d'une pointe fine avec
l'aisance d'une pointe Rotring.


Assez proche de la précédente. Fait toutefois des traits un peu plus épais.


Bonne régularité des traits. Trés dure au début, elle se rode au bout de quelques mois.


Un peu plus douce que la zebra, elle trace des traits un peu plus épais.


Excellente plume pour les traits fins et courts, ce qui la destine aux hachures.

Les
graphistes jugent de la qualité d'une encre en fonction de son
pouvoir couvrant et de la profondeur de son noir. Parmi les
qualités courantes, l'encre de Pélikan(17) donne des
résultats satisfaisants et peut convenir aux débutants.
L'encre Pilot est appréciée parce qu'elle sèche
vite.
Les encres de Chine traditionnelles sont longues à
sécher mais la qualité de leur noir est incomparable, car
elles sont plus concentrées et plus couvrantes. Les encres
Rotring en flacon, qui s'ajoutent aux différentes cartouches
pour Rapidograph ont aussi leurs inconditionnels.



LE BLANC OPAQUE LIQUIDE ET LE FLUIDE CORRECTEUR

Le blanc
opaqque vendu dans les magasins de fournitures pour arts graphiques est
d'une qualité supériure : restant toujours fluide, il ne
fait pas de "paquets" et ne s'effrite pas. A défaut, on peut
à la rigeur utiliser du liquide blanc correcteur pour machine
à écrire, à condition de le réserver pour
des toutes petites surfaces et de bien l'étaler.

LES MARQUEURS A POINTE FINE

Quand le
dessin ne requiert pas une précision au quart de
millimètre, ce sont de bons outils, qui font gagner du temps
pour les remplissages de petites surfaces.

LES MARQUEURS-PINCEAUX

De
plus en plus utilisés par les auteurs de bandes
dessinées, les marqueurs-pinceaux ont atteint une remarquable
qualité.
C'est une option extrêmement valable pour ceux qui n'ont pas
assez d'entrainement pour faire de l'encrage entièrement au
pinceau.
Petit inconvéniant : Il ne sont pas rechargeables, mais certains
contournent la difficulté en les rechargeant à la
seringue.
Deux types d'utilisation pour les pinceaux : retouches et correction ou
encrage intégral (art difficile mais inégalable dans le
résultat). Choisir des pinceaux de qualité Artiste, en
martre, très fins (1 et 2).


Indispensables.
Les modèles en plastique cristal, indéformables,
présentent aussi l'avantage de laisser le dessin visible. Mais
ils jaunissent et sont peu résistants (le cutter les entaille).
Pour les découpes, il vaut donc mieu se servir des
indestructibles règles métalliques. Mais elles ont un
inconvéniant : elles se déforment. Pour parer à
toutes ces éventualités, prévoir une règle
de 14 cm pour les travaux minutieux, une règle de 30 cm pour les
cadres et une règle 40-50 cm pour les doubles pages.
COMMENT TIRER DES TRAITS A LA REGLE ET AU CRAYON.

La
plume doit être positionnée comme çi-dessus, c'est
à dire le long du bord en biseau, et tenue à la
verticale. De cette manière, l'encre ne pourra pas s'inflitrer
sous la règle et le trait n'aura pas de bavure.

Position correcte du trait par rapport à la règle.

TRACER DES COURBES

Les artistes virtuoses sont capables, en principe de tracer des cercles ou des ellipses parfaits à main levée.
Pour le commun des mortels, il est préférable de se
servir de guides, à commencer par le classique "pistolet" qui
fait partie de toute trousse à dessin. Les petites pastilles
rondes (à droite) permettent de surélever
légèrement la forme sur laquelle elles s'adaptent (celles
de couleur claire) par rapport à la page. Enfin, si la courbe
que l'on cherche n'existe pas sur ces différents modèles,
on peut la créer avec les règles flexibles de type
"serpent".
Elles n'ont pas de bord plat, mais on peut les utiliser avec une plume tubulaire fine.

LES GABARITS

Ils font gagner un temps
précieux pour tracer à la volée cercles,
carrés, rectangles, triangles, etc., de toutes tailles.
Idéal pour les décors.

Ils n'ont pas besoin d'être
très sophistiqués, mais on doit pouvoir y adapter,
crayon, porte-plume et cutter scalpel.



Les
mangakas japonais, qui assurent une production trés importante,
ont besoin de travailler vite. Plutôt que de passer des jours
à réaliser des fonds par ombrage ou aux pinceau, ils
utilisent des "trames" toutes préparées, qui
adhérent à sec au support par simple pression (il faut
enlever auparavant le papier de protection).
Ces trames sont proposées en différentes densités
et textures, et créent d'intéressants effets de
matière.
Certains artistes contemporains les intègrent d'ailleurs parfois à leurs oeuvres.

Les fabricants proposent une très grande variété
de trames et d'alphabets, dont les auteurs de bandes dessinées
sont aujourd'hui les principaux utilisateurs (avec les amateurs de
modélisme dont la consomation est plus modeste.)
Ces produits étaient autrefois destinés à toute la
chaîne des arts graphiques, mais l'avènement de
l'infographie a beaucoup réduit le marché.

Quelques modèles de trames pour vous montrer la variété des propositions des fabricants.


En avoir besoin est plutot bon signe : cela signifie que vous avez un une oeuvre à montrer.
Ce grand porte-document, fait pour contenir une planche double-page,
est extrêmement pratique. Selon les budgets on le choisira en
cuir, en toile ou en plastique.


Le cutter est le complément quasi obligatoire de la trame, qui
s'applique avec un large débord sur la surface à remplir
et qui est découpé ensuite. Les cutters dont on casse
à mesure les portions émoussées sont bon
marché et efficaces, mais manquent un peu de précisions.
Pour les détails et les travaux plus délicats, on aura
intérêt à utiliser le couteau scalpel du type
XActo, à manier avec prudence.


A
moins de vouloir taillader irrémediablement son plan de travail,
il faut se servir d'une table de coupe quand on travaille au cutter.
Celles en caoutchouc sont les plus résistantes, car les
entailles se referment aussitôt.
Les différents outils présentés à droite
servent à appliquer, à décoller ou à user
la trame avec plus de précision.

Le
gommage laisse fréquemment des résidus sur le dessin et
des poussières peuvent s'y coller. Or la trame n'adhère
que sur une surface parfaitement nette. Ces minis-plumeaux de bureau
élimineront jusqu'au moindre grain de poussière.
Un dossier recopié depuis le livre : " LE DESSIN DE MANGA N°1 " par : TCN