
Mashiro est en troisième
année au collège, à chaque fois que les adultes
lui demandent : « Que voudrais-tu faire plus tard ? » Ou « Qu’est ce tu voudras être quand tu seras grand ? » Il répond : « Je ne sais pas, je n’ai pas encore décidé. »

Quelqu’un de normal va dans une bonne université pour
ensuite trouver un emploi dans une grande entreprise et vivre une vie
normale sans accros. Mashiro lui, va à l’école car
il ne veut pas être un fardeau pour ses parents alors, au lieu de
rester chez lui à jouer aux jeux vidéos ou camper devant
l’écran de l’ordinateur, il va à
l’école. Il ne souhaite pas être traité de
parasite plus tard, alors même s’il n’en a pas envie
il trouvera un boulot dans un bureau plus tard. Il pense vraiment que
ceux qui ont les meilleures notes en cours seront au sommet de la
hiérarchie sociale, et que tout est lié. Il
s’imagine d’ores et déjà un futur tel quel,
d’une banalité ennuyeuse, un futur qui « craint ».
Du moins c’est son point de vue sur le monde, après 14 ans
de « moutonnage » suivant attentivement le
troupeau.
Mashiro est secrètement amoureux d’Azuki et la crayonne
sur son cahier rêvant d’un avenir à ses
cotés. D’un autre plan, il pense que l’amour
n’est rien d’autre que de l’angoisse et de la
souffrance.

Alors qu’il rentre chez lui pour étudier en vue de
l’examen trimestriel qui va avoir lieu, il se rend compte que son
cahier est resté a l’école, il y retourne et
rencontre Akito, le petit génie de la classe qui, assis dans la
salle de classe, attend le cahier à la main, son camarade.
Découvrant sur le cahier que Mashiro était amoureux
d’Azuki il déclare à celui ci que cet amour serait
réciproque.

Akito accepte de lui rendre son
carnet et de n’en parler à personne à la seule
condition qu’il accepte de faire un manga avec lui. Mashiro est
surpris, tout d’abord que le génie de la classe soit
passionné de mangas, et plus encore en apprenant qu’il
veuille créer un manga.

Akito annonce que Mashiro devra
s’occuper des dessins, pendant que lui s’occuperait du
scénario. Pour se justifier, Akito déclare qu’il
n’a ni le look, ni la voix, pour devenir chanteur. Et qu’il
est nul dans tous les sports. En revanche c’est un bon
écrivain alors que Mashiro est un bon dessinateur. Et
d’après Akito, c’est tout ce qu’il faut pour
faire un bon manga. Mashiro refuse dans un premier temps,
prétextant que seul un infime pourcentage de la population
à une chance de devenir mangaka et que ceux qui y arrivent sont
de vrais génies.
Akito est étonné par les connaissances de Mashiro qui en
sait beaucoup sur l’univers du manga, il sait tout ça
grâce à son oncle défunt, mangaka de profession.
Son oncle, Kawaguchi Taro a dessiné « Superhero
legend », qui a été adapté en anime
après sa mort. Manga que Akito suivait avec ardeur. Il
possède tout les tomes depuis son CM2. Au fond, il
reconnaît que les dessins étaient horribles et
puérils.

Mashiro reste sur son choix de ne
pas aider Akito, et lui dit même qu’il peut garder le
carnet dans ce cas. Akito exposera alors son point de vue :
« On n’a plus de chance de devenir Mangaka que de gagner
à la loterie, et si on ne prend pas de ticket on ne peut pas
gagner. »
Mashiro sort du lycée alors qu’Akito insiste toujours afin qu’il l’aide à devenir mangaka.

Mashiro retourne chez lui en
repensant à l’idée de devenir mangaka. Il se
souvint alors que lorsqu’il était petit, il traînait
souvent dans l’atelier de son oncle, son héros, son
modèle. Son oncle était amoureux d’une fille mais
il avait un mal fou à lui parler. Le jour où ils ont
étés diplômés elle lui a envoyé une
lettre. Ils sont allés dans des lycées différents
mais ont continués à s’envoyer des lettres
où ils s’encourageaient mutuellement. Puis elle a
commencé à travailler et lui est allé dans une
université afin d’étudier toujours plus. Il voulait
l’épouser mais il n’avait pas d’argent, il
c’était donc dit que pour l’impressionner il avait
besoin d’un métier où il n’aurait besoin que
de papier et de crayon. Quand il fut enfin publié il
l’appela, mais alors qu’elle venait d’être
promue secrétaire du président de l’entreprise il
se sentit misérable par rapport à elle, et ne lui a pas
avoué qu’il venait d’être publié. Puis
le temps est passé et elle s’est mariée à
quelqu’un d’autre.

Kawaguchi Taro mourut deux ans plus tard. Pour Mashiro, son oncle
s’est suicidé alors que ces parents clament qu’il
est mort d’un excès de travail. Avant sa mort il ne publia
que 2 autres livres en 7 ans qui furent des échecs ce qui
n’arrangea pas la condition de l’oncle de Mashiro,
déjà criblé de dettes. A sa mort, les espoirs de
devenir mangaka de Mashiro se sont envolés avec lui.
En rentrant du collège, Mashiro reçoit un coup de
téléphone d’Akito, il annonce qu’il va aller
parler à Azuki. Il sonne à la porte, prétexte
venir a propos de l’examen et cherche a ce que les deux amoureux
se rencontrent.

Azuki sort et avoue qu’elle
veut devenir une seiyu, les deux garçons lui annoncent
qu’ils veulent devenir mangakas.
Ce trop plein d’émotion donne des ailes à Mashiro
qui demande à la jeune fille de l’épouser si leurs
rêves se réalisent. Elle rentre chez elle et le promet
timidement par l’interphone, ils restent alors sans voix,
stupéfait. Mais elle impose une condition : avant que leur
rêve ne se soit réalisé, ils ne doivent pas se
voir, ni se parler autrement que par e-mail…
